I have no sympathy for Madoff. But the fact is, his alleged Ponzi scheme was only slightly more outrageous than the “legal” scheme that Wall Street was running, fueled by cheap credit, low standards and high greed. What do you call giving a worker who makes only $14,000 a year a nothing-down and nothing-to-pay-for-two-years mortgage to buy a $750,000 home, and then bundling that mortgage with 100 others into bonds — which Moody’s or Standard & Poors rate AAA — and then selling them to banks and pension funds the world over? That is what our financial industry was doing. If that isn’t a pyramid scheme, what is? […] The Madoff affair is the cherry on top of a national breakdown in financial propriety, regulations and common sense. Which is why we don’t just need a financial bailout; we need an ethical bailout. We need to re-establish the core balance between our markets, ethics and regulations. I don’t want to kill the animal spirits that necessarily drive capitalism — but I don’t want to be eaten by them either.
I’ve been thinking a lot lately about Tom Brokaw’s book “The Greatest Generation,” that classic about our parents and their incredible sacrifices during World War II. What I’ve been thinking about actually is this: What book will our kids write about us? “The Greediest Generation?” “The Complacent Generation?” Or maybe: “The Subprime Generation: How My Parents Bailed Themselves Out for Their Excesses by Charging It All on My Visa Card.
N’en déplaisent aux journalistes, qui nous prennent probablement pour de grands enfants qui ont besoin d’un contrôle parental pour différencier le bon grain de l’ivraie : les pauvres ! Ils ne vont pas savoir faire le tri sans nous. Ils vont se faire avoir par le discours pervers de la publicité, de la communication, si ce n’est de la propagande ! Ben, voyez-vous, on préfère s’en passer d’un tel filtre, qui nous considère ainsi. D’autant qu’il n’est guère capable lui-même de prouver la réalité de son indépendance, et que nous avons bien des raisons de penser que ce filtre est biaisé. Et puis nous avons trouvé d’autres filtres, en qui nous avons, curieusement, plus confiance : nos amis, sur Facebook et dans les réseaux sociaux, les blogueurs, que l’on finit par connaître bien, à la longue, car en ligne ils se dévoilent et c’est leur réputation personnelle qu’ils mettent en jeu. C’est finalement une garantie plus sérieuse que celle qu’offrent les journalistes des médias ! Les blogueurs y mettent un investissement personnel, un peu d’eux-mêmes, qu’il est bien plus difficile de galvauder au bout du compte : les tricheurs sont rapidement sanctionnés, ils disparaissent du circuit. Il ne me semble pas que ça fonctionne comme ça dans les médias…
Ce classicisme des réponses ne doit pas être reproché au nouvel élu des Etats-Unis. Il est juste mentionné ici pour signifier une fois encore, mais nous sommes indécrottable, que la politique n’est pas miraculeuse, et donc qu’il n’existe pas de faiseur de miracles. Assez souvent, d’ailleurs, Barack Obama le dit. Nous ne percevons pas ou mal les nuances de son discours, mais plusieurs fois, il a indiqué que le chemin serait long, difficile, douloureux. C’est bien là qu’est sa séduction principale. C’est homme a l’air sincère, honnête. Ce sentiment est tellement rare sur la scène politique que nous ne nous demandons même plus s’il est normal, voire même admissible, qu’il soit si rare.
On est en droit d’attendre d’Obama une révolution sur la démocratie participative bien plus qu’un groupe sur Facebook, des posts sur Twitter, des vidéos sur YouTube. En période de transition, il entend s’y attaquer en ouvrant simultanément trois sites web dits “participatifs”. Mais là encore, le message politique domine. Le seul contenu émanant des citoyens est le nombre de votes sur des sujets prédéfinis. Où sont passés les commentaires sur le blog ? Pourquoi ne peut-on pas consulter dès à présent les propositions des citoyens ? Comment vont-elles être intégrées dans l’action politique ? On n’en saura pas plus pour l’instant. On donne à l’internaute une page à compléter, un bouton pour voter. On donne surtout au citoyen l’illusion de s’exprimer. Et on le crie haut et fort. Le buzz fonctionne, la presse et la blogosphère soulignent l’exploit. Le marketing est décidément le grand gagnant. Pour la démocratie participative, on repassera.